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Coups de coeur !

 

Les vivants au prix des morts            Le chat qui tombe

René Frégni vient de sortir en mai et juin 2017 un roman « Les vivants au prix des morts » et un recueil de nouvelles « Le chat qui tombe et autres histoires noires« . Nous avons un COUP de COEUR pour ce quinzième roman au cours duquel René Frégni nous raconte une histoire surprenante où un évadé de prison va le solliciter et venir troubler sa quiétude. L’auteur nous imprègne de sa relation poétique aux petits riens du quotidien, à la beauté de la femme qu’il aime mais aussi à cette nature omniprésente, cette Provence qui le charpente. Il a les mots et le rythme qui retiennent le lecteur. Nous ne le lâchons pas dans son cheminement jusqu’au bout de cette histoire.

Éditions Gallimard, Collection Blanche, 18 €, paru le 04/05/2017

Son nouveau recueil de six nouvelles émouvantes, savoureuses, enthousiastes, permet quant à lui de se promener dans l’univers sensible de l’écrivain.

Éditions de l’aube, 16 €, paru le 01/06/2017

Librairement Votre.

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Ces gens-là

Fred Lassagne, dit Terreur Graphique est un auteur de bandes dessinées.

Avec « Ces Gens-là » il met en lumière les travers des autres. Ce sont « eux », bien sûr, mais « eux », c’est nous, c’est vous, c’est moi.

Cette BD est un recueil d’histoires courtes en une page et en six dessins. Chacune est en prise avec notre quotidien, l’actualité, les grandes questions du moment. Le graphisme en couleur est attrayant et la galerie des personnages couvre un éventail de situations très large. C’est bon pour les neurones et par les temps qui courent rire de nos contradictions et de nos manies est salutaire.

Intelligent, drôle, incisif et agréable à lire.

Librairement Votre.

Editions Dargaud 15,99 €. 94 pages. Paru le 27/01/2017

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 » A l’orée du verger  » de Tracy Chevalier.

Dans ce récit attachant et addictif, il y a des pommes et plus tard des séquoias.

Des pommes mais pas n’importe lesquelles! « Des reinettes dorées, celles qui combinent des arômes de noix et de miel avec une acidité finale qui ressemble à de l’ananas ».

Nous sommes en 1838, une famille s’installe sur des terres marécageuses de l’Ohio pour créer un verger de pommiers. Cette vie rude façonne des caractères bien trempés. Celui du père, James, qui ne vit que pour ses reinettes dorées que son propre père avait ramenées d’Angleterre. La mère Sadie, qui déteste ces pommes et n’aime que celles dont on tire de l’eau de vie qu’elle finit par consommer en abondance. Les enfants dont certains sont emportés par la fièvre des marais. Et l’un d’entre-eux, Robert qui partira vers l’ouest, fera mille petits métiers, découvrira la Californie et aussi l’arbre majestueux le plus grand et le plus gros : le séquoia. Il voue une véritable passion pour ce géant et devient alors aide-botaniste d’un anglais qui envoie dans son pays des plants de cet arbre. A cette époque les nobles anglais développent des parcs avec des espèces rares. Robert finira par accompagner ces fameux plants jusqu’à leur destination finale avec dans sa poche quelques pépins de ses délicieuses reinettes pour créer à son tour son propre verger.

Une belle histoire en forme d’ellipse qui ne laisse pas insensible dans un département producteur de pommes comme le nôtre… Elle nous porte à réfléchir sur les prises de risque, la ténacité et la passion pour un idéal, fut-il une pomme ou un arbre, fil conducteur d’une vie. Le style fluide de Tracy Chevalier nous porte en avant, elle n’en n’est pas à son coup de maitre, ses romans sont toujours sur fond historique, elle a l’art de narrer une histoire.

Librairement Votre.

Éditions Quai Voltaire. 22.50 €. Paru le 11/05/2016

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Journal d'un vampire en pyjama

Ce livre est un hymne à la vie ! Le titre peut poser question : s’agit-il d’un récit de vampire à la Frankenstein ? Pas du tout. L’auteur nous embarque dans sa lutte pour sa survie et sa guérison d’une maladie orpheline proche d’une leucémie. Pour cela il faut dans un premier temps qu’il soit transfusé chaque jour, d’où le titre. Le journal qu’il tient est plein d’humour et de poésie. Des chapitres courts avec des sous-titres amusants et percutants. Il invente des mots : tels que les « nymphirmières » à qui il voue une reconnaissance sans limite. Son amoureuse, Rose, ne le lâche pas et il y a beaucoup de tendresse entre ces deux-là. La « Dame Oclès » par contre est très présente aussi… « Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue » nous dit l’auteur. Sacré bonhomme ! Dans de telles circonstances, si nous pouvions avoir la même capacité que lui pour voir la situation avec légèreté dans le cadre d’un univers imaginatif et sensible. La lecture de ce récit procure beaucoup de plaisir, et nous fait sourire souvent. Un livre pour tous quelle que soit votre humeur.

L’auteur a entamé sa carrière d’homme poétique en 1993 en fondant le groupe Dyonisos. Il développe son univers sous forme de livres, de disques et de films. « Journal d’un vampire en pyjama » est son sixième livre.

Librairement Votre.

Éditions Albin Michel – 18,00€ – Paru le 27/01/2016

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A_la_table_des_hommes

Il ne s’agit pas d’un banquet, comme le titre pourrait le laisser supposer. Cela débute comme un conte, mais très vite vous êtes plongé dans la réalité.
Sylvie Germain nous raconte l’histoire d’un être simple et doux, en harmonie avec la nature. Il a subi une métamorphose, passant de l’état de petit porcelet, Babel, à celui de jeune adolescent, Abel, qui va découvrir le monde des humains.
En toile de fonds des manifestations ponctuelles d’un état de guerre civile, mais aussi cette nature qui est omniprésente et représente le socle indispensable à la vie et qu’il faut préserver.
Abel dans sa soif d’apprendre les mots et le langage des humains va avoir des « tuteurs » peu ordinaires qui vont l’initier : une vieille femme, un ancien clown, des frères jumeaux qui vivent dans une maison-livre, une jeune femme qui parcours le monde sur des bateaux….
Vous êtes entraîné dans la quête tranquille d’Abel, ex-cochon-homme en perpétuel devenir. Vous cheminez à ses côté en compagnie de sa meilleure amie Doudila, une corneille.
Sylvie Germain au travers de ce roman au style fluide et extrêmement plaisant traite des questions essentielles de notre existence, des travers des humains qui se font la guerre, mais aussi place la culture et l’harmonie avec la nature en tant que valeurs essentielles qui doivent nous fonder.
Si vous devez (re)découvrir cette romancière c’est ce roman qu’il vous faut lire, il parle à notre intelligence et à notre cœur. Il vous laisse à penser et d’une certaine façon vous fait du bien.

Librairement Votre.

Éditions Albin Michel – 19,80€ – Paru le 4/01/2016

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ma mère et moi

« Voici un récit court au style épuré qui vous prend et que vous lisez d’une seule traite.
Il s’agit du lien fort d’un fils intellectuel à sa mère analphabète mais que tout sépare désormais car en traversant la Méditerranée pour vivre dans notre hexagone, « il a changé ». Par petites touches, sur vingt-trois jours, il raconte à sa mère qui est musulmane et qui aime les histoires, « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen. Il essaie ainsi de la faire évoluer dans ses certitudes liées à ses origines, sa culture et ses croyances. L’auteur nous parle non seulement de l’amour pour une mère mais aussi du bien vivre ensemble.
Un très beau récit qui s’adresse à votre cœur et qui vous laisse à penser ».

Librairement Votre.

Éditions Mauconduit – 7,50€

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d'ailleurs les poissons n'ont pas de pieds_

« Ce titre énigmatique nous renvoie à ce qui était la seule richesse de l’Islande il y a encore peu d’années : la pêche ; référentiel unique (ou presque) pour toutes les familles.
Si le héros, Ari, revient au pays pour honorer son grand-père, ancien capitaine célèbre, ce seront surtout des retrouvailles avec les souvenirs de trois générations, souvenirs tant personnels, que familiaux ou relatifs au travail (et sa dureté) et sur la vie dans son pays.
Mêlant histoires personnelles, descriptions élégantes des personnages (dont celui majestueux de sa grand-mère paternelle), des émotions intimes, des idées et des paysages, le tout enveloppé par ce fabuleux qui hante l’inconscient islandais, l’auteur nous imprègne de cette atmosphère si particulière.

Avec cette beauté d’écriture qui allie grâce et force, Jon Kalman Stefansson nous avait déjà séduits dans sa formidable trilogie du « gamin ». Il confirme ici son talent immense d’écrivain ».

Librairement Votre.

Éditions Gallimard / du monde entier – 22,50€

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Ma grand-mère vous passe le bonjour

« Dans le maelstrom de nos vies actuelles, dans un immeuble où à chaque étage habitent des personnages bien «trempés», dans une famille recomposée où un bébé (la moitié) va arriver, on vit la vie trépidante (malgré elle) d’une petite fille l’année de ses 8 ans.
Pas tant surdouée que très éveillée, elle n’a pas la langue dans sa poche et la répartie facile mais fine dans son approche des adultes et des autres, elle doit certainement cela à une grand-mère, atypique elle aussi, qui la « dorlote » aux contes et à la féérie d’un pays magique inventé de toutes pièces mais pas si loin de la réalité de son monde.
Réalité déjà difficile à l’école, où la différence (même en Suède) est dure à vivre, surtout lorsqu’on est petit mais encore plus difficile quand la grand-mère meurt et qu’en plus d’une tristesse immense, les événements se précipitent, certains, douloureusement.
On vit, de manière souvent hilarante, les aventures présentes, rêvées, magnifiées, quand elles ne sont pas cruelles, de cette héroïne néanmoins complétement de son temps.
C’est vivant (je me répète mais nous sommes pris) hilarant, émouvant, un bel hommage à la différence, à l’altérité, à l’imagination et au droit d’être soi, même et surtout quand on est petit. »

Jean-Pierre. Librairement Votre.

Éditions Presses de la Cité – Juin 2015 – 21,50 €

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Soudain seuls

« Isabelle Autissier, navigatrice mais aussi conteuse et écrivaine nous livre ici son nouveau roman que j’ai lu d’une traite avec gourmandise.
Encore une fois elle nous emporte vers les contrées qu’elle affectionne particulièrement entre la Patagonie et le Cap Horn. Les éléments marins et terrestres sont un personnage à part entière.
Son style narratif prenant vous immerge au milieu de cette nature tantôt sauvage et magnifique, tantôt hostile et sans concession dans laquelle il faut survivre.
Nous y sommes en compagnie d’un couple de trentenaires partis voyager autour du monde après avoir tout lâché pour faire une coupure d’un an avec une vie trépidante et contraignante. Au cours de leur périple, ils accostent sur une île déserte, autrefois base de chasseurs de baleines, c’est alors qu’ils vont se retrouver prisonniers, leur bateau mal amarré ayant disparu.
L’écrivaine nous fait vivre avec une profonde justesse l’évolution des sentiments et du ressenti de cette femme et de cet homme se retrouvant dans des conditions extrêmes de survie durant plusieurs mois. Dire s’il y aura un retour et quelle résilience est à découvrir en lisant ce roman.
L’écrivaine tient en haleine jusqu’au bout de son récit, elle amène une réflexion sur la résistance que nous pouvons avoir face à l’adversité et la solidité des liens à l’autre dans ce cas, mais aussi sur la capacité à continuer à vivre différemment après une épreuve exceptionnelle.
Un très beau roman qui nous amène à la fois ailleurs et ici ».

Danielle. Librairement Votre.

Éditions Stock – paru le 6 mai 2015 – 18,50€

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10 août 2015


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